10.12.2011
Dictionnaire des noms de lieu de la Belgique wallonne, picarde, gaumaise, luxembourgophone et germanophone

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04.11.2009
Namur, Liège, Mons, Arlon, Dinant

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Nivelles, Bastogne, Charleroi, Verviers, Tournai

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PLAN

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I Introduction / Introdûjadje
| " Si les administrations communales désirent inscrire la forme wallonne sous le nom français, nous ne nous y opposons pas . " (GOOSSE, A., porte-parole de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie, in : Bulletin wallon, 6, 1978 ) |
I INTRODUCTION
1. Pourquoi un dictionnaire?
1.1.Renaissance des villes et des villages
Dans le cadre de la renaissance des villes et des villages, en particulier dans la partie wallonne de la Belgique, ce dictionnaire peut servir à mieux faire comprendre le caractère bilingue de notre communauté, à savoir le bilinguisme wallon-français. Des initiatives ont déjà vu le jour, notamment à Malmédy et à Fosses-la-ville, où tout un chacun peut lire les noms des rues en deux langues, ainsi qu’ à Spa et à Hastière, près de Dinant.
“Les prémices d' un renouveau du wallon à partir d' une initiative hastiéroise? En tout cas, une initiative à suivre par d' autres lieux touristiques et de culte de la partie sud du pays. En quoi consiste-t-elle ? A flécher et expliquer par des panneaux bilingues, français-wallon, une promenade dont une bonne partie en site neuf, réalisée autour de l’église romane d’Hastière-par-delà, et qui met davantage en valeur l' édifice religieux.
Une initiative, aussi, qui nous replonge dans nos racines.” (Motte,1984)
1.2. Prise de conscience de la valeur de la culture et de la langue wallonnes
L' homme, en contact avec la culture qui se fait planétaire, a besoin de retrouver ses racines, et on le constate autour de nous, pour accepter l'élargissement de son destin. “L”homme moderne doit être à la fois enraciné et cosmopolite". (Lafont, 249, 1967) Et ses racines, il peut les retrouver, s' il est wallon, dans la langue wallonne, à côté du français. Le wallon peut lui apporter plus que l’affirmation de son identité. “La langue reconquise n’est pas, dans une perspective de progrès intellectuel, un rétrécissement mais un accroissement de chances de la création. Dans l’ethnie multiculturelle,- comme il est naturel et actuel de le concevoir -, français et langue autochtone régénérée sont également des ouvertures de l' esprit. On peut y ajouter les langues de voisinage, à l'heure de l' Europe." (Lafont, 228, 1967)
Les visions cosmopolites des Wallons sont aussi étroitement liées au bilinguisme français-wallon dont ils pourraient profiter davantage. "Les possibilités qu’a le bilingue d'ouverture mentale et affective sur le plan social, culturel, littéraire, politique, etc, devraient développer en lui une personnalité plus riche, plus libre, équilibrée et intégrée. A condition, remarquons-le bien, que l'on nourrisse des attitudes positives envers chaque langue et chaque culture, sans exclusives ni préjugés. (Titone, l08, 1974)
1.3. Importance du wallon
1.3.1. Auprès de la popu1ation
Suivant une étude récente réalisée par l' Institut de sociologie wallonne de Louvain-la-Neuve, parmi les citadins et les villageois de la partie wallonne du pays, ces deux catégories restent concernées par le wallon . 83 % des villageois et 82 % des citadins parleraient le wallon, très bien même dans 52 % des cas dans les villages et plus ou moins bien pour 47 % des citadins mais l' attachement émotionnel des citadins pour le wallon l' emporterait sur celui des villageois: "The larger a concentration of population the less people speak dialects; however the more a municipality is urbanized the more the people like the dialect." (Lefevre, 49, 1978)
Toujours selon nos statisticiens, cet attachement à la langue wallonne peut s'expliquer par la rupture de toute relation entre les gens en ville. Ceci les aurait incités à rechercher un élément symbolique comme le wallon pour recréer un esprit de communauté: "Emotional attachment to the dialect is much more important in towns than in the countryside. This may be explained by the rupture of interpersona1 relationship in the suburban environment, which has stimulated its residents to look for symbolic elements such as dialects that allow them to create "basic communities"." (Lefevre, ibid.)
Cet esprit de communauté plus ou moins latent fait appel à un support pour se consolider, à savoir les dictionnaires et les grammaires et ce dictionnaire, dans un effort de normalisation, tente en partie de concrétiser cette aspiration.
1.3.2. Dans la toponymie
Dans un article consacré à l' onomastique et ses deux branches maîtresses, la toponymie et l'anthroponymie, A. GOOSSE, docteur en philologie romane à l' U.C.L., évoque à deux reprises la légitimité du wallon dans ce domaine:
1. "Il ne faut jamais oublier que les toponymes comme les anthroponymes avant d' être mis par écrit et d' être figés dans la langue administrative, ont appartenu à l' usage oral", en l’occurence le wallon;
2. "Le principe essentiel est le suivant, et il ne souffre guère d' exceptions: le wallon est le seul héritier légitime de la forme primitive, qui y a évolué selon les lois phonétiques propres à chaque région. (GOOSSE, 1, p.90, 2. p.91, 1969)
2. COMMENT ?
2.1. Base
Les enquêtes scientifiques de Jean Haust (HAUST, 1940-1941), et les études étymologiques de Maurice BOLOGNE (BOLOGNE 1970) constituent la base de cette énumération toponymique. D' autres travaux portant sur des espaces géographiques plus restreints ainsi que les témoignages de nombreux habitants et les contacts avec les gens de toutes régions concernées par ce dictionnaire.
2.2. Limites
2.2.1. L’orthographe
2.2.1.1. L' orthographe wallonne
2.2.1.1.1. Jean Haust et Maurice Bologne n' ont malheureusement pas utilisé
l'orthographe reconnue par les intellectuels wallons, l' orthographe FELLER, composée en 1900 par le philologue du même nom. Honneur est fait dans ce livre à cet homme de mérite en respectant les différents principes de l' orthographe wallonne conventionnelle, valable pour toutes les variétés du wallon .
2.2.1.1.2. Les règles de base
Trois soucis ont guidé l' auteur: créer une orthographe phonétique, ne pas trop s' écarter de
l'orthographe du français, tenir compte de l' étymologie dans la mesure du possible
1) Eviter qu' un son ne soit rendu par trop de graphies différentes.
Ex. : - en français, il y a 46 graphies différentes pour le son "o-long'. comme dans les
mots: eau, au(x), haut, La Rochefoucauld, etc.
- en wallon, par contre, il y a 8 façons d' orthographier ce son: au (tchau), aud
(bastaud), auds (bastauds), aus (tchivaus), aut (dèfaut), auts (dèfauts), ô (rôse=
la couleur rose), ô (exclamation):
cf. F: Bomal (prov. de Brabant) : W. Boumaul.
2) Indiquer la prononciation le plus exactement possible,
donc éviter une graphie "oiseau" pour une prononciation"wazô”:
· par des accents .
Ex.: en français, dans: "Je chante les messes en vers”, seuls les ‘e’ de “chante” et la terminaison du pluriel de "messes" sont muets; le ‘e’ de "je" est un "e muet" qui se prononce (!);
en wallon, au contraire, le 'e' non porteur d'accent ne sera jamais prononcé: ex.: "èle tchante come one masindje"; tous les autres 'e' auront un accent: ex: "Lès tchèts èvont o bwès èt lès mouchons èvolenut. Il èst timp por zèls dè l’lèver." ou "C’èst clér qui c'è-st-amér di ièsse chalé.”:
cf. F: Villers-l'-Evêque (prov. de Liège); W.: Vilé-l'-Vèke).
· un son long sera indiqué par un accent circonflexe, sauf le son ‘ô’ remplacé par la graphie 'au' suivant l' étymologie.
Ex.: en français, une lettre représentant un son bref peut avoir un accent circonflexe et une lettre représentant un son long ne pas en avoir: hôpital, zone, ... ;
en wallon: ospitau, zône. On écrit donc en wallon bûre (boûre), guêre, maîsse (mêsse), ovrî, râre, sûr.
cf. F: Bure (prov. de Luxembourg): W.: Bûre.
Ex. : " Timps dè l' guêre, sûr qui l’ bûre èst pus rare po l' ovrî qu' po l' maîsse.”
· quand on ne prononce qu'une seule consonne, on n'en écrit qu'une ,
sauf pour le son /s/ entre deux sons vocaliques dont le 2e n'est pas prononcé.
Ex:
F: char/chariot, charrette timon/timonier et marron/marronnier peler/je pèle et épeler/j' épelle | W.: tchaur/tchèrète talon/talonète et maron/maronî, pèler/dji pèle et èpèler/dj' èpèle mais 'èlle' (dans “èlle a dit") et 'Anna’ (l et n sont longs) |
Cf F Waremme (prov.de Liège): W.: Warème
Genappe (prov. de Brabant): W.: Gngnape
3) Les sons seront représentes par une seule lettre si possible.
Ex.: fârmaçyin, catolike, tèlèfone .
Cf.: F Philippeville (prov. de Namur): W. Flipevile
F Thuin (prov. de Hainaut): W. Twin.
4) Le 'e' atone est rendu par la graphie 'eu', comme en français ‘seul’.
Ex.: F: femme prononcé /a/: W.: feume.
Cf .: F: Jemeppe-sur-Sambre (prov. de Namur): W.: à Djmeupe.
N.B.. La graphie wallonne 'ë', rend un son intermédiaire entre les 'e' atone et 'i' /I/ (= i /I/ dans le reste de la "Wallophonie").
Cf.: F: Tourinnes-la-Grosse: W: è l’Grosse-Tourëne.
D’autres remarques concernant l'orthographe des toponymes de ce dictionnaire seront mentionnés sous la rubrique 2.3..
2 .2 .1.2 . L’orthographe française
En comparant les orthographes française et wallonne des noms de lieux, on constate que la graphie wallonne est la plus simple, ne serait-ce que par sa régularité à représenter de la même manière les mêmes sons . Comment peut-on expliquer la difficulté d' écrire les toponymes wallons en français? Notre philologue Jules Feller s’est appesanti sur la question et dans un article en faveur de la révision de l'orthographe des toponymes, il aboutit à la conclusion suivante: "Les premières chartes, dans notre pays comme en France, avaient été libellées en latin jusqu' au début du 13e siècle. Pendant cette période, les noms des lieux et des personnes, quelle que fût leur provenance, se présentent traduits en latin ou affublés de terrminaisons latines." "Or, quand les chancelleries locales abandonnèrent le latin pour le roman, ce n'est pas dans le dialecte roman du pays, dans le pur roman wallon, dont les traits principaux étaient déjà fixés, que les notaires et les scribes dressèrent leurs actes. Ils voulurent emp1oyer le beau parler des maîtres, dont le prestige s’était substitué à celui du latin. Le français, pourtant, ils le savaient bien mal!” Néanmoins, en partie par connaissance directe et exacte, en partie à coups d’analogie, ils fabriquèrent du français. Les noms propres n’échappèrent pas à cette transposition."
Résultat: on a fait d’Ameri Curtis (Liège) Amercoeur parce que le wallon -coûr (Amécoûr) est en français -coeur; "Bealsen se transforme en Beausaint en interprétant chaque syllabe isolément. Maredsous est transcrit comme si le sens était "marais dessous", mais c'est un Maredresoul diminutif du nom d’un village voisin: Maredret." (Feller, 215, 1928). Et il ajoute: “Cette habitude de la francisation totale ou partielle sévit depuis sept siècles". Elle n' est pas restreinte aux Chartes de la chancellerie des comtes et des gouverneurs. Elle concerne également le moindre scribe de village, et plus récemment les dresseurs de plans cadastraux et les cartographes, “agents étrangers à la région ignorant le wallon ou les particularités de la phonétique wallonne." (Feller, 216-217, 1928). Quelques années plus tard, Alphonse Bayot va même relever méthodiquement les simples questions d' orthographe (au nombre de 24), les formes sujettes à révision (6), les problèmes de la francisation (9) inhérents aux toponymes wallons francisés.
En guise illustration, citons les exemples d'Aisemont et de Sart-Eustache (prov. de Namur) pour les formes wallonnes: inzès Monts (dans les monts) et Li Saut-à-Statches (1' essart aux piquets).
2.2.2. Le domaine linguistique et géographique wallon
2.2.2.1. Les cultures wallone, picarde, gaumaise
Généralement parlant, les mass media et l'école (!) traitent de la Wallonie en tant qu’unité politique, culturelle alors qu'il n'en est rien. La Wallonie politique englobe bien plusieurs communautés culturelles et linguistiques et deux prises concordantes, celle des Picards français et celle d'un chercheur de l’U.C.L. illustrent cette réalité:
1 Il est à noter qu'un nouveau stato-nationalisme veut englober le Hainaut picard dans la région "wallonne", alors que le wallon proprement dit se parle à partir de la sous-région de Charleroi vers l'Est jusqu' à la limite du germanique." (Chti qui pinse, 1980).
2 "Si, par son dialecte, le pays de Bastogne atteste à plusieurs reprises la proximité du gaumais, son folklore ne connait guère ces traditions répandues en Gaume, ...: pas de"soudage" au feu de Carême, ni de "pesage" des filles; à peine l'une ou l'autre quête de mai. Il faut dire que la distance psychologique est énorme entre l' Ardennais et les "Français du Sud". Il n' y a pas que la forêt d' Anlier qui les sépare: leur patrimoine culturel respectif les éloigne autant que n' importe quelle frontière naturelle.” (Francard, 231, 1982)
A côté des cultures wallonne et francophone, il existe donc une culture picarde et une culture gaumaise mais aussi une culture néerlandophone ou flamande, germanophone et luxembourgeoise. Toutes ces cultures appartiennent à un domaine géographique spécifique, encore que la culture francophone couvre la majeure partie de la Wallonie politique sauf les "Cantons de l' Est" (die Ostkantone ou “Cantons rédimés”), (ou plutôt en des termes moins ségrégationnistes, le domaine germanophone belge).
2.2.2.2. La Wallonie linguistique
1) La langue wallonne
· Le wallon, une langue
Tout d' abord, une langue est par définition un moyen de communication de pensées, qui est employé à l' intérieur d' une communauté pour s'exprimer, et qui se différencie suffisamment d'une autre langue, un autre moyen de communiquer de la même sorte. On a trouvé que le wallon est une langue, qu'il se différencie du français de manière fondamentale (plus de 280 différences fondamentales ont été relevées par le professeur Roger Viroux au niveau de la syntaxe (le domaine de différenciation linguistique le plus important), de la morphologie et de la phonologie.
· Le wallon possède 4 dialectes
Un dialecte est considéré comme un variété régionale d'une langue donnée et les parlers comme composantes d'un dialecte. Le mot 'patois' est rejeté par les scientifiques car il est péjoratif, donc subjectif. Dans ce cas, le wallon est constitué de quatre dialectes, généralement appelés le wallo-1orrain, le liégeois, le namurois et le wallo-picard.
Poursuivant l’effort de normalisation souhaité de plus en plus de Wallons, je vais utiliser les termes suivants qui me semblent mieux appropriés aux différents dia1ectes du wallon:
1 l’est-wallon ( = le liégeois),
2 le centre-wallon (= le namurois),
3 le sud-wallon (= le wallo-lorrain),
4 l’ouest-wallon (= le wallo-picard).
2) Le domaine linguistique wallon
a) Position géographique
Le domaine linguistique wallon couvre en Belgique cinq provinces (Brabant wallon, Luxembourg, Liège, Namur et Hainaut), et en France ce qu'on appelle communément la “Botte de Givet”. A l’échelle nationale, ce domaine couvre 5 provinces sur 10 et 14 arrondissements administratifs sur 41, soit plus du tiers (Brabant wallon: = arr. de Nivelles; Hainaut: arr. de Charleroi, Thuin et Soignies; Liège: arr. de Huy, Liège, Verviers et de Waremme; Luxembourg: arr. de Bastogne, Marche et de Neufchâteau; Namur: arr. de Dinant, Namur, Philippeville) .
b) Limites linguistiques
(1) La langue wallonne et le gaumais, le luxembourgeois (au Sud)
Dans le sud de la Province de Luxembourg, la séparation linguistique entre la langue wallonne et le gaumais coïncide avec la limite administrative entre les arrondissements de Neufchâteau d’une part et d’autre part ceux d’Arlon (luxembourgeois) et de Virton (gaumais), et une zone forestière s’étendant d'est en ouest. Les districts dialectologiques suivants constituent l' extrême sud de la zone wallonne: Bouillon (Ne70), Dohan (Ne71), Auby (Ne57), Cugnon (Ne72), Herbeumont (Ne73), Saint-Médard (Ne59), Straimont (Ne60), Suxy (Ne74), - selon l’abbé Mouzon, professeur et linguiste de Neufchâteau, Suxy appartiendrait à la fois aux domaines linguistiques wallon et gaumais -, Assenois (Ne63), Mellier (Ne75) et Anlier (Ne76).
(2) La langue wallonne et le néerlandais (au Nord)
Au nord des arrondissements de Verviers, Liège et waremme (prov. de Liège), de Nivelles (prov. de Brabant) et de Soignies (Drov. du Hainaut), on utilise le néerlandais. Actuellement, la limite linguistique entre ces deux domaines correspond en grande partie à la limite administrative.
(3) La langue wallonne et l’allemand (à l’Est)
Dans la province de Liège, l’arrondissement de Verviers est trilingue: wallon, français, allemand. Les districts suivants constituent l’”Extrême-Orient" de la zone wallonne: Wanne (Ve44 ), Stavelot (Ve40), Bellevaux-Ligneuville (My4), Faymonville (My6), Waismes (Weismes) (My5), Robertville (My3), Jalhay (Ve32), Goé (Ve25), Limbourg (Ve24), Bilstain (Ve18), Henri-Chapelle (Ve50), Clermont (Ve8) et Aubel (Ve4).
(4) La langue wallonne et le picard
(a) Problèmes de précision géographique
P. RUELLE, professeur à l’U.L.B., a, me semble-t-il, le mieux défini la limite globale entre le picard et le wallon. "Deux dialectes se partagent le Hainaut, inégalement
d’ailleurs: à l’ouest, le picard avec des centres urbains comme Tournai, Ath, Mons, Valenciennes, Maubeuge, Bouchain, Le Quesnoy, Avesnes; à l’est, le wallon avec Charleroi, Thuin; entre les deux, une zone intermédiaire qui englobe Braine-le-Comte, Soignies, La Louvière et Chimay." (Ruelle, 63, 1967)
(b) Problèmes de précision linguistique
Cette difficulte de trouver une limite stricte entre le wallon et le picard s’explique par des raisons historiques. Alors que la forêt a joué un grand rôle dans la séparation entre le wallon et le gaumais, l'absence de frontières naturelles dans une région riche où les essartages ont été tôt accomplis, contribuait à faire de l’Ouest-Wallon une terre de confusion dialectale.
Du point de vue linguistique, cette zone intermédiaire dont parle P. Ruelle est traversée par maints isoglosses, étudiés notamment par J. Simon:
“Si nous prenons de part et d’autre trois espèces éloignées, d'un côté Binche (Hainaut belge), Mons (id.), Saint-Pol (Artois), de l’autre Charleroi, Namur et Liège comme représentants extrêmes des deux genres, nous constaterons l' existence de 11 traits au moins pouvant servir à les caractériser l’un en face de l’autre. Ce sont :
(Saint-Pol, Mons, Binche) | (Charleroi, Namur, Liège) | Exemples: |
l c + a > k | tch | kèmîche (camisia), karète (karritta), k’min (caminum), ha (cattum), k’vau (caballum) |
2 g + a > g | dj | gardin (germ. garten), gambe, gambon (gambaonem) |
3 c+ e,i > ch | s | chink (cinque) -- cink; chène (cinerem) -- cène(, cinde) |
4 ty+ V > ch | s | couminchî (cominitiare), pièche (petia) -- pîce, puch (puteus) -- pus’ |
5 s + C > amuï | non amuï | tiète (testam), baton (bastonem) |
6 arium > ié | î | mortié (morarium) |
7 ë tonique > ié | î | pié (pedem), liève (leprem) |
8 e + y > y | é | li (lectum), pi (pectus) |
Ces huit traits nous montrent les deux dialectes en complète opposition; nous pouvons y ajouter les trois suivants: | ||
9 ellum > iô | non vocalisation wallonne de ‘l’: ia (Ch, Na), ê (Li) | capiau, biau, catiau (capellum, bellum, castellum) |
10 3e p. pl. ind. prés. + tè | nu (Ch, Na) ou simple accentuation sur la finale (Li) | i cantè bî -- i tchantè /tchantenu bin |
11 sg. du cond. pr. en -weu (Saint-Pol, Mons) et u (Bi.) | eu (Ch, Na, Li) | dirweut / dirut -- dîreut. |
(Simon, 108-110, 1892)
(5) La langue wallonne et le champenois
Cette séparation entre le wallon et le champenois, dialecte français, est d'une importance secondaire car elle ne concerne que 3 villages à l' extrême sud de la province de Namur actuelle. Ces trois villages sont donc champenois: Bagimont (Ne65), Sugny (Ne66) et Pussemange (Ne67).
(6) La langue wallonne et le français
Le français est bien entendu employé dans toute la partie "wallophone" du pays. Par contre, le wallon est aussi utilisé en France, plus précisément dans la botte de Givet, jusqu' à Revin au sud.
(7) La langue wallonne aux U.S.A.
Des immigrés wallons se sont installés au siècle dernier près du lac Michigan. Leurs descendants actuels, pour la plupart parfaits bilingues wallon-anglais, le parlent sans complexe, ce qui nous fait terriblement défaut, à nous, Wallons du Vieux Continent. Ici, il ne peut être question que de délimiter l' ensemble des zones où se sont installés "nos Walons do Wisconsin”.
2.3. Comment l'utiliser ?
2.3.1. Orthographe des toponymes (cf Règles de base 2.2.1.1.2.)
2.3.1.1. 3 Principes
En wallon et en français, pour écrire les noms de lieux, nous devons nous soumettre à trois principes:
a. le principe phonologique: représenter le plus exactement les sons de la langue parlée,
b. le principe analogique: respecter la parenté entre les langues wallonne et française, entre les mots wallons;
c. le principe étymologique: respecter la graphie d’origine.
Comme le conseillait Jules Feller, le père de l’orthographe wallonne, le principe phonologique doit primer. Toutefois, il faut signaler la différence fondamentale entre la graphie des phonèmes et des morphèmes.
(Rappelons que le morphème est la plus petite unité linguistique avec une signification indépendante et/ou une fonction grammaticale. Ex.: le -ra de “aimera", le -logue de "géologue"; le mot fenêtre; qu’un phonème est la plus petite partie sonore du langage, élément qui possède une fonction de distinction lexicale: ex.: le 'p' de "pes" est un phonème car il se différencie de 'b' qui forme un mot différent: "bas"; en français, le ‘r roulé’ et le ‘r non roulé’ ne sont pas des phonèmes en wallon, ils ne forment dans aucun cas des mots différents.) Les morphèmes ont une graphie qui respecte les principes b et c, les phonèmes formeront le groupe a.
2.3.1.2. Principe étymologique
a. Le français et le wallon le respectent
Les morphèmes toponymiques suivants respectent l' étymologie latine ou germanique:
1 bois (f. ), bwès, bos (w.): Bois-de-Villers, Bwès-d'-Vilé (prov. Na.);
2 -bourg (f. ), - bourg / boûrg, -borg (w.): M a s b o u r g - Masborg (prov. Lx.);
3 -court (f. ), coû(r)t / cout (w.) : Rocourt - Rôcout (prov. Li.) ;
4 mont (f./w.): Jolimont - Djolimont (prov. H.), Wittimont - Witièmont (prov. L.);
5 -pont (f./w.): Pont-à-Celles - Pont-à-Cè1e (prov.H.);
6 saint (f.), sint (w.): Saint-Géry - Sint-Djèrë (prov. B.);
7 sart (f. ), saut / sârt / sårt / sât (w.): Rixensart - Ricsinsaut (prov.B.).
b. Le français ne le respecte pas, le wallon bien.
Exemples:
FRANCAIS | WALLON | ETYMOLOGIE |
1) Province de Brabant | | |
Folx-les-Caves | Fau(-lès-cauves) | Falsum (le mauvais bien) |
Oisquercq | Oskërk | Otselkirika (l’église d’Otsel) |
2) Province de Hainaut | | |
Cour-sur-Heure | Coûrt | Curtem (le manoir) |
Dampremy | Dârmè | Domini Remigii (le domaine de Saint-Remy) |
Lompret (cf Longchamps) | Long-Prè | Longum pratum (le long pré) |
Merbes-le-Château | Mèrpe-Chatau | Marapias (les terres sur la Marapa (= l’eau qui scintille)) |
Pont-de-Loup | Pondelau | Pntaruvalum (le domaine de la Pontarula (= la petite eau sacrée) |
Rièzes | Lès Riêses | Riesis (: aux terres en fraiche) |
Sars-la-Buissière | Sârt | exsartum (l’essart) |
3) Province de Liège | | |
Heure-le-Romain | Eûre-li-Romin | Idara (l’eau rapide) |
Lincent | Lésin | Lindisheim (la maison de Linson) |
4) Province de Luxembourg | | |
Beausaint | Bêssin | Belum sinum (la belle courbe) |
De même en Gaume: | | |
Saint-Vincent | savinsât | Sabinisartum (l’essart de Savin) |
Rossignol | Locheno | Lusciniolum (le rossignol) |
5) Province de Namur | | |
Aische-en-Refail | Ache | Asca (le frêne ou l’eau aux frênes) |
Aisemont | inzès Monts | (dans les monts), inzès: < Lat. intus in illos |
Dourbes | Dourpe | Dotarapa (l’eau qui tourbillonne) |
Sart-Eustache | Li Saut-à-Statches | (l’essart aux piquets) |
Wierde | Vièrte | Vereta (la rivière sinueuse) |
6) France | | |
Chooz | Tchau | Calcum (l’endroit où l’on produit de la chaux) |
c Le français et le wallon ne le respectent pas.
Il serait bon de signaler les formes françaises et wallonnes suivantes qui ne respectent pas l’étymologie:
Celles-lez-Waremme | Cèle | Silva (le bois) |
Cerfontaine | Cèrfontène | Sex fontanas (les 6 fontaines) |
Ciergnon | Cièrgnon | Serenionem (la propriété de Serenius) |
La lettre ‘c’ se trouve en début de mot. Elle reste utilisée en wallon dans ces trois cas de même que dans tous les autres toponymes qui ont un ‘c’ initial en français (sauf Cugnon - (W) Keugnon où le ‘k’ s’avérait nécessaire, ‘Ceugnon’ aurait reçu une prononciation différente), et ce pour faciliter la lecture et non l’écriture.
2.3.1.3 Principe analogique
a Respecter la parenté entre le wallon et le français
Pour faciliter la lecture, de loin plus importante que l’écriture,- car on lit plus qu’on écrit -, l’orthographe wallonne copie dans de nombreux cas l’orthographe française au début du mot:
1 H-:
- en wallon, le 'h' est prononcé dans la province de Liège et en bordure de celle-ci dans les provinces de Luxembourg et de Namur; on l’écrit dans ce cas mais également dans les autres formes qui prennent le ‘h’ muet initial en français:
F.: Hannut: W.: Hanu /h/ (prov. Li.),
Houtain-le-Val: W.: Houtin /-/ (prov. Br.)
2 C-/QU-:
C- Couillet: W.: Couyèt (prov. H.)
Cetturu Cèturu (prov. Lu.)
QU- Queue-du-Bois: W.: Quawe-dè-Bwès (à l’) (prov. Li.)
Quatre-Bras: Quate-Cwins (prov. Na)
b. Respecter la parenté entre l’adjectif et le nom
1 La relation sémantique entre l’adjectif et le nom
Au niveau morpho-sémantique, les noms de lieu composé d’un adjectif et d’un nom sont perçus par l’auditeur autrement que ceux qui comprennent deux noms (comme Livarchamps - Livârtchamp (prov. Lx.) et Vitrival - Viètrîvau (prov. de Na.).
En effet, on distingue grâce à l’adjectif Grand-Han de Petit-Han (prov. de Lx.), Enghien de Petit-Enghien (prov. du H.), etc. A priori, on verra donc le nom de lieu avec un adjectif en tant qu’agencement de deux mots distincts tandis que les autres noms composés seront considérés à première vue comme une entité. Ici, nous touchons au domaine de l'agglutination grammaticale (orthographique et sémantique). Dans le deuxième cas, les deux noms (= une entité) sont soudés ensemble (Ex.: Senonchamps - S’nontchamp (prov. de Lux.), Stoumont (en w. et en f.) (prov. de Li.); dans le premier cas, ils sont séparés par un trait d’union marquant à la fois l’union et la distinction sémantique.
Quand le nom est précédé d’un adjectif, les toponymes wallons respectent le principe analogique, ce qui n’est pas le cas du français.
Ex.:
(prov. H.) | Les Bons Villers | "Lès Bons-Vilés" |
| Longpont | Long-Pont |
| Grand-Reng | Grand-Rin |
| Grand-Rieu | Grand-Ri |
| Petit-Enghien | P’tit-Inguî |
(prov. de Li.) | Beaufays | Bê-Fayi |
| Beaumont | Bê-Mont |
| Bellevaux | Bèle-Vâ |
| Hautregard | Haut-R'wârd |
| Neuf .chateau | Noû-Tchèstê |
| Neupré | Noû-Pré |
(prov. de Lx.) | Grand-Han | Grand'-Han /h/, |
| Grandrue | Grand-Ru |
2 Les consonnes finales
Les consonnes des noms de lieux sont conservées dons la graphie wallonne quand on les prononce (1) ou quand elles font partie d' un morphème (2).
Ex. :
(l) F.: Louette-Saint-Denis: W.: à l' Grande-Louwate (prov. de Na.), Wéris - Wèris (prov. de Lx.),
(2) F.: Hautregard - W.: Haut-R’wârd (prov. de Li.), Dion-le-Mont - Djon-l'-Mont (prov. de B.).
Suivant les règles de l' orthographe Feller, en raison de l’étymologie et de l’analogie, il est des cas où la prononciation wallonne conserve les syllabes finales douces, des cas où elle change les syllabes finales douces en fortes. Dans l' écriture, on conservera la consonne douce étymologique comme en français: pôve ovrî, pôve èfant; rodje, grande, âbe (aube), doze ans, dj' ènn 'a doze; grandès djins, rodjès féves; manèdje (mwin.nadje), crapôdes.
De même pour les noms de lieux:
ex.: (prov. de B.) F.: Autre-Eglise: W.: Aute-Glîje /’j’/, (Basse-)Wavre (Basse-)Auve /f/, Orp-le-Petit - Or-Pëtët; (prov. du H.) Manage - Manâdje /’tch’/.
2.3.1.4. Principe phonologique
a Les sons typiquement wallons
Le wallon possède des phonèmes inexistants en français:
å | (est-wallon) = le å de hall en anglais | F Aubel: W. Åbe (prov.Li.) |
dj | = le ‘j’ de John en anglais | F Jodoigne: W Djodogne (prob. B.) F Jumet: W Djumèt (prov. de H.) |
ê | | F Beignée: W Bingnêye (prov. H.) F Aineffe: W Enèfe (prov. Li.) |
ë | | F Orp-le-Petit: W Ôr-ëtët (prov. B.) (cf 2.2.1.1.2.) |
h | le ‘h’ initial /h/: | F Tahier: W Tahîr (prov. N.) F Waha: W Wahau (prov. Lu.) |
| le ‘h’ final / X/ = le ‘ch’ de Mönchengladbach en allemand | F Chanxhe: W Tchanhe (prov. Li.) cerexhe: W Cèréhe (prov. Li.) |
é et î nasalisées: én et în | (ouest-wallon) | F Haulchin: W Haucén Rubignies: Reûgnîn (prov. de H.) |
b Les combinaisons typiques
Par souci de clarté, on écrit un point entre les voyelles nasalisées a, i, o (an, in, on) et la nasale ou la voyelle qui suit.
Ex.: F.: Annevoie: W.: An.nevôye; Onhaye: On.aye; Thynes: Tin.ne (prov. N.)
Blanmont: Blan.mont (prov. B.)
c La minute
Selon Feller, il faut marquer de la minute (= ‘ ) toute consonne que l'on craint de voir interpréter comme muette en raison de l’analogie avec les mots ou les suffixes correspondants du français:
Ex.: Dong'biè (prov. de B.) F.: Dongelberg
Naus (prov. du H.) Naast
d Au milieu et à la fin du mot
Au lieu d' une graphie respectant le principe analogique au début du mot, la 'moitié’ et la fin du mot vont adopter le principe phonologique sans rendre plus difficile la lecture du vocable tout entier. (cf 2.3.1.0. pour les cas particuliers de phonèmes )
Ex.: F.: Rebecq | W à R’bèk |
Pinchart | Pènetchau (prov. B.) |
Champs | Tchamp (prov. Lu) |
Coo | Cô (prov. Li.) |
Porcheresse | Potcherèsse (prov. de N.) |
e Les agglutinations
Du point de vue synchronique, au cas où il n' est plus possible de distinguer les diverses parties du mot composé (par exemple, en raison de l’altération d'une voyelle ou d'une consonne), le nom de lieu sera écrit en un mot:
Ex.: F Sart-Dame-Aveline | au Saut ou Sautamauvlène (prov. de B. ) |
Bois-d'-Haine | au Botin.ne (prov. de H.) |
Plainevaux | Plin.nèvâ |
Chaudfontaine | Tchaufontin.ne (prov. de Li.) |
mais Plainevaux | Plin.ne-Vau (prov. de Lu.) . |
f Imitation du français
Dans certains noms de lieux, le français utilise le graphème 'z’ entre deux voyelles au lieu du 's' conforme à la règle. Le wallon utilisera egalement le 'z' dans ce cas, ceci dans le but de se rapprocher d'une orthographe plus phonologique (plus souhaitable mais encore impossible à appliquer actuellement vu la connaissance insuffisante par les Wallons de l' orthographe wallonne par rapport à l'orthographe française dont ils s'inspirent pour lire le wallon).
Ex.: F.: Gueuzaine: W.: Gueûzéne (prov. de Li.), Juzaine Djuzin.ne (prov. de Lx.).
g Avantages du wallon sur le français
L'orthographe wallonne, plus phonologique, s'écrit plus facilement que le français qui a hérité du passé des combinaisons de lettres trop souvent superflues ou"bizarres".
Ex.: les voyelles superflues ou 'bizarres’' en français:
(prov. de Li.) Coo | â Cô |
Meeffe | Mêfe |
Meiz | o Mé |
Boëlhe | Bôye |
Boing | Bwin; |
(prov. de H.) Leernes | Lièrne |
Naast | Naus |
| |
les consonnes superflues ou “bizarres” en français:
(prov. Li.) Pailhe | Påye |
Thisnes | Tîne |
Thys | Tis' |
Hockay | so Hokê |
Paifve | Pêve |
Tilff | Tif |
(prov. de Na.) Feschaux | Fèchau |
Ohey | Oè |
(prov. de B.) Bierghes | Bièrgue |
(prov. du H.) Le Roeulx | au Rû |
Mignault | Miau |
(prov. de B.) Oisquercq | Oskërk |
mais (prov. du H.) Steenkerque | Stinkèrk |
2.3.2. Remarques
2.3.2.1. Les nouvelles entités communales sont transcrites en wallon mais entre guillemets car ces noms, le plus souvent formés à partir de toponymes existants, sont de fraîche date, en wallon et en français:
prov. du B. | Louvain-la-Neuve | "Noû-Lovin” |
| Orp-Jauche | "Ôr-Djauce |
prov . du H. | Les mons Vi11er | "Lès Bons-Vilés" |
prov. de Li. | Neupré | “Noû-Pré” |
| Thimister-Clermont | "Timistêr-Clérmont" |
prov. de Lu. | Libramont-Chevigny | ? (à créer) , |
| Saint-Ode | "Sinte-Ôde" |
prov. de N. | Fernelmont | "Fèrnémont” |
| La Bruyère | à “l’Brouwêre” |
| Viroinval | "Virwinvau" . |
2.3.2.2. Sons typiquement gaumais et picards
- gaumais:
ån: un son intermédiaire entre 'an' et ‘on’: ex.: F. Nantimont: G.: Nantièmånt;
èn: un son intermédiaire entre ‘èn’ et ‘èng’: ex. F Pin: G: Pèn', Fratin: Fratèn;
an: un son intermédiaire entre ‘an’ et ‘ang’: ex.:F. Han, Marbehan: Han, Marbuhan.
- picard:
ån: comme 'Moucra°n’ (semblable au ‘a°n’ gaumais);
eo: diphtongue et
eon: triphtongue: ex.: F. Fontenoy: Pic. Fonteneo, Froidmont: Fromeont
Il faut ajouter que le 'e’ de ‘eo(n)’ est prononcé legèrement.
2.3.2.4. Les toponymes luxembourgeois
Afin d’être complet, il est utile d' ajouter à cette série de toponymes romans ou romanisés les noms de lieu de la région appelée 'Arelerland’ qui fait également partie de la Wallonie politique. Bien entendu, l'orthographe utilisée ici est celle codifiée par les Luxembourgeois.
2.3.2.5. Différence entre hameau et village
En pratique, il n’est pas toujours aisé de distinguer ces deux noyaux d' habitation. Pour cette raison, j’ai préféré prendre des endroits considérés par certains comme des hameaux et par d'autres comme des villages.
2.3.2.6. Liste des abréviations et des mots explicatifs
anc. | = anciennement |
arr. | = arrondissement |
champ. | = champenois |
ord. | = ordinairement |
/ / | /h/. on prononce le ‘h'; /(h)/: prononciation facultative /?/: dans En'hè (prov. de N.): ce son (le "glottal stop" anglais) remplacerait le 'h' /h/ original. |
05:54 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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II Toponymes romans et germaniques / Toponimes romans èt jèrmanikes
II Toponymes wallons, gaumais, picards et luxembourgeois, et toponymes germaniques du nord-est de la province de Liège
05:52 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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1 Villes et villages / Viles èt viladjes (/ vèyes èt viyèdjes): 1.1 Partie romane / Pârtîye romane: A
1 Villes et villages
1.1 Partie romane
Abée-Scry Li Abolens Li Bôlin Li Achêne Achin.ne Na Achet Achèt Na Achouffe Achoûfe (ordt. à Choûfe) Lu Acosse Åcosse Li Acoz Auco H Acremont Aucreûmont Lu Adzeux Å D’zeû Li Agimont Naudjumont Na Ahin Ahin /h/ Li Aineffe Ênèfe Li Aische-en-Refail Ache (à(-y)-) Na Aiseau Aujau H Aisemont Inzès-Monts (à ) Na Aisne In.ne Lu Aisomont Êssômont (èn-) Li Alhoumont Alhoûmont (à-n-) Lu Alle-sur-Semois Aule (à-y-) Na Alleur Aleûr Li Almache Mache (à l’) Lu Amas Åma Li Amay Ama (à(-y-)) Li Amberloup Ambèrlou Lu Ambly Ambli Lu Ambresin On.mezin Li Ambrésinaux Ombezigna Li Amcomont Am'cômont (à) Li Amonines Monène Lu Amougies Amoujî H Ampsin Amecin Li Andenelle An.n'nale Na Andenne Andène Na Anderlues Andèrlûwe (ou èl Bourlète car son clocher est surmonté d’un bulbe, ène bourlète (Liébin,1991,9)) H Andoy Andwè Na Andrimont (La Gleize) Andrîmont (èn-) Li Andrimont (Verviers) Âdrimont (à-n-/èn-) Li Angleur Angleûr Li Angre Angue H Angreau Angriyau H Anhée An.yéye Na Anlier Anliè Lu Anloy Anlè Lu Annevoie An.nevôye Na Ans Ans' Li Ansart Ansât Lu Anseremma Anserème Na Anseroeul Ansereu H Ansuelle An'swèle H Anthée Antéye Na Antheit Ontè Li Anthisnes Antène Li Antoing Antwon H Anvaing Anvègn H Arbes~oinne Arbrefontaine Li Arbre Iaube Na Arbres-lez-Ath Arbe H Arc-Ainières Ark-Ègnêre H Archennes Ertchène (à-y-) Br Arc-Wattripont Ark-Watripont H Argenteau Årdjètê (ou èn-Åyetê) Li Arimont Ârimont (èn-) Li Arloncourt Ârloncoûrt ou à 'Rloncoûrt Lu Arquennes Ârkène H Arsimont Aursumont Na Arville Aurvaye Lu Asquillies Askiyî H Assenois (arr.Bast.) Èsnè Lu Assenois (dép.Offagne) Asnès (aus-) ou Asneus (aus-) Lu Assenois (-Neufchâteau ) Asnwa (à(-y-)-) Lu Assesse Assèsse Na Ath Ât’ H Athis Âtis' H Atrin Âtrin Li Attre Ate ou Atre H Aubechies Obechî (/-p-/: assimilation) H Aubel Åbe Li Aublain Aublin Na Auby-sur-Semois Aubî Lu Audemez Audemé H Audregnies Audèrgnî H Aulnois Aunwa H Autre-Eglise Aute-Glîje Br Autreppe Autrèpe H Auvelais Auvelè Na Ave-et-Auffe Âve (à-y-); Auve (à-y- Na Avennes Avène Li Avernas-le-Bauduin Êmna = In.mna Li Avin (arr. War.) Åvin Li Awagne Awagne Na Awan Awan Li Awans Awon (à-y-) Li Awirs voir Les Awirs Li Aye Auye Lu Ayeneux Êgneû (anc.: Ågngneû (èn-)) Li Aywaille Êwèye Li Azy Auzi LuÂbèye-Scrî
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